【法国使馆2010年法语情书 写作大赛冠军作品】Les jours s’en vont. Je demeure 时光流逝 我依然驻足
Il y a deux ans que je ne t’ai pas vu, comment vas-tu ? Là-bas, Il n’y a aucune voiture, je l’espère…Au bout de 704 jours, enfin, j’arrive à prendre le stylo et à t’écrire pour te déclarer mon amour, tout en te suppliant de cesser de m’aimer. Oui, oublie-moi, car je t’aime. Tu le feras, n’est ce pas? Toi, que j’ai connu dès la naissance.
Grandis côte à côte, nous avons passé tant de jours ensemble que je ne me souvienne plus de la date exacte où j’ai commencé à t’aimer. Combien de jours printaniers avons-nous mis à construire des châteaux mobiles dont tu étais le hôte, moi la hôtesse ? Chaque fois que tu m’appelais ‘ma femme’, une joie vague me gonflait. Peut-être, au printemps de la vie, le grain de cet amour était déjà semé dans mon cœur. Il poussait, fleurissait au fil du temps, à mon insu. Je ne me suis aperçu de son existence que lors de notre première rencontre après nos déménagements, au collège.
C’est à ce moment-là que j’ai compris les causes de ma solitude et de mon chagrain d’autrefois. La vie devenait insupportable en cas de ton absence. Je cherchais toujours des excuses afin de pénétrer dans ta classe et de te jeter un coup d’œil. L’amour n’est-il pas un mentor qui forme les plus ingénieux élèves ? Un apercu sur toi me consolait et m’enchantait toute une journée comme si maman me donnait un jouet que j’avais désiré depuis lontemps.
http://www.ryedu.net/fy/fzl/201007/18770.html